Programme Africain d’Adaptation et de Sécurité Alimentaire - Composante Niger Phase 2

Présentation descriptive

A l’issue de la quatrième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement Africain, tenue en mai 2008, le PNUD, avec le soutien financier du Japon, a lancé dans 21 pays africains, le Programme Africain pour l’Adaptation (PAA) pour renforcer leur capacité d’adaptation face aux changements climatiques. Le Niger a bénéficié d’un appui de 3 millions de dollars américains pour mettre en œuvre la Composante Nationale de PAA de 2010 à fin 2012. Puis un nouveau financement pour un programme régional  intitulé Programme Africain d’Adaptation et de Sécurité Alimentaire (PAA)”. La deuxième phase de la composante Niger a démarré le 15 novembre 2013 avec le recrutement par le PNUD de deux experts nigériens (changement climatique et SIG/base de donnée). Ce projet vise à renforcer la capacité des pays africains à s'adapter aux impacts actuels et futurs de la variabilité et des changements climatiques qui affectent la sécurité alimentaire et d'autres priorités de développement, en renforçant la gestion des risques climatiques et en poursuivant un développement résilient au climat.

Contraintes et Opportunités

Contraintes
·         D’une manière générale, le retard constaté dans la mise en œuvre du projet au Niger est essentiellement lié à la spécificité/complexité du projet ; cela s’est traduit par :
a)      des difficultés rencontrées lors du recrutement et de la contractualisation avec les experts nationaux chargés de la mise en œuvre du projet (cela a demandé un temps particulièrement long car plusieurs appels d’offres ont été infructueux) ;
b)      les thématiques abordées par ce dernier (ex. assurance climatique) sont émergentes et donc méconnues des acteurs nationaux et donc ;
c)      il est nécessaire de progresser en s’assurant de l’implication de ces acteurs (particulièrement le CNEDD) et de la bonne maitrise des thématiques.
·         La livraison du matériel et équipements ne respectent pas les délais prévus dans le contrat à cause du retard lié à l’acquisition des documents d’exonération des taxes ;
·         La lenteur de la procédure de signature du contrat de l’IRI pour la faisabilité du projet pilote d’assurance indicielle agricole ;
·         Manque de ressources financières pour les pauses déjeuner des populations villageoises cibles pendant les missions de terrain de renforcement des capacités.

Opportunités
·         Les activités de sensibilisation, de communication et de documentation sur les bonnes pratiques doivent être entreprises pour que, progressivement, les acteurs nationaux s’imprègnent des activités du projet et se les approprient.
·         Au Niger, les menaces des changements climatiques ne sont pas encore bien comprises par les décideurs politiques. La formation des décideurs s’avère nécessaire pour une prise en compte des gestions de catastrophe dans les stratégies et politiques nationales. Le projet AAP2 envisage d’animer l’année prochaine des sessions de formation à l’endroit des décideurs politiques et les législateurs.
·         Pour mobiliser les financements et appuyer les actions d’adaptation et de l’assurance indicielle agricole, une évaluation des capacités des institutions sera conduite afin de mieux renforcer leur capacité en matière de mobilisation des financements.
Le projet d’assurance indicielle agricole contre les sècheresses est une initiative nouvelle au Niger, ce qui nécessite la prise en compte de tous les facteurs afin de réussir cette opération. C’est pourquoi le processus d’expérimentation scientifique conduite par l’IRI doit se poursuivre en 2015 afin de développer des produits d’assurance indicielle non-commerciale aux besoins des producteurs agricoles. L’efficacité de cette initiative reposera sur le développement des synergies des interventions des PTFs dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Financement



JAPON : 4 200 000 USD
Budget 2015 : 418 554  USD 

Décaissement

A la date du 13 avril :
- Dépenses effectuées : 90 424  533     FCFA
- Taux de delivery  : 59%

Dépenses cumulées au 31 Mars 2015 : 186 343 398 FCFA