Discours du Représentant Résident au Forum sur la paix et la sécurité transfrontalière dans les communes du nord Tillabéry

16 nov. 2013


• Excellence Monsieur le Premier Ministre,
• Mesdames Messieurs les Présidents des institutions de la République
• Honorables députés nationaux
• Mesdames messieurs les membres du Gouvernement
• Monsieur le Gouverneur de la région de Tillabéry
• Monsieur le Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix,
• Excellence Mes dames Messieurs les membres du corps diplomatiques
• Chers collègues du Système des Nations Unies
• Mesdames Messieurs en vos titres grades et qualité

Je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture de ce forum de la paix pour la région de Tillabéry. Au nom des Nations Unies, je salue tous les participants à cet événement important.

Ce forum s’inscrit dans le processus de dialogue national pour la consolidation de la paix au Niger. Mais sa portée va au-delà des frontières du pays. Aussi, je me félicite de la participation des délégations malienne et burkinabé dont la présence ici souligne l’importance pour la paix dans toute la sous-région d’un dialogue continu avec les communautés des pays voisins.

Les quatre forums de la paix qui se sont tenus à Arlit, Tchintabaraden, Diffa et Boboye en 2012 ont fait des recommandations dont nous avons évalué la mise en œuvre la semaine dernière à Niamey.

Aujourd’hui, il nous est demandé de réaliser le même travail d’identification des causes d’insécurité dans la région de Tillabéry et des moyens à mettre en place pour les résoudre.

C’est un travail important car il ne saurait y avoir de développement sans paix et sans sécurité. Le Niger, à l’instar des autres pays de la bande Sahélo-Saharienne, fait face à une multiplicité de risques : le terrorisme, le banditisme, les trafics illicites en tout genre, l’insécurité économique, sociale et alimentaire, sans parler des cicatrices du passé. Ces risques sont autant de menaces qui pèsent sur la région et que nous devons absolument dissiper.

Chacun d’entre nous, chaque homme, chaque femme de la sous-région, a un rôle à jouer dans la consolidation et la préservation de la paix et de la sécurité. Votre présence ici témoigne de votre engagement pour la paix.

Nous avons une responsabilité importante, d’autant plus importante que le Niger est au cœur du Sahel et que les recommandations qui seront faites aujourd’hui influeront sur l’ensemble des pays de la région.

Le temps est venu pour le Niger, pour le Sahel et pour l’Afrique tout entière, de choisir la voie de la paix et de la prospérité. Depuis trop longtemps, les conflits marquent l’histoire de notre région et de notre continent. Depuis trop longtemps, nous sommes bloqués par des difficultés sociales et économiques qui font le lit des groupes armés et terroristes.

Il n’y a qu’un chemin qui vaille, celui de la paix, la paix comme fondement même de la société. Il faut la protéger, la couver, l’entretenir. Ce n’est qu’à force d’attention que nous pourrons instaurer une véritable culture de la paix, fondée sur la dignité, l’égalité et le respect de la personne humaine.

Nous sommes réunis ici, dans le cadre des institutions nigériennes, avec l’appui des partenaires internationaux, notamment l’appui du gouvernement japonais qui finance un important programme de renforcement de la gouvernance, de la paix et de la sécurité au Sahel dont la composante au Niger est mise en œuvre avec l’appui du PNUD.

Je rappelle que dans le cadre de ce programme, le Niger et trois autres pays sahéliens, ont reçu 2,5 millions dollars chacun pour atteindre les résultats suivants :

- Appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie et d’un plan d’action sur la sécurité communautaire et la cohésion sociale ;
- Appuyer les institutions et les initiatives de consolidation de la paix ;
- Appuyer l’autonomisation des jeunes et les communautés au travers d’activités génératrices de revenus (AGR), de la création d’opportunités d’emploi et du placement professionnel.

L’objectif est clair. Des mesures importantes ont déjà été prises. Mais les défis restent énormes. Je suis confiant dans la capacité du peuple nigérien et de ses représentants de les relever.

Nous ne pouvons pas changer le passé. Mais nous pouvons modeler l’avenir en créant un climat propice à l’apaisement des tensions et en permettant aux hommes et aux femmes de bonne volonté de mettre leur énergie au service de la paix, du dialogue et du développement.

Je tiens à vous assurer que les Nations Unies restent disposées à accompagner vos efforts et à appuyer la mise en œuvre des recommandations qui résulteront de la rencontre d’aujourd’hui.

Permettez-moi de rappeler, à cet égard, que les questions de gouvernance, paix et sécurité constituent le deuxième axe du nouveau programme de coopération Niger-PNUD pour la période 2014-2018 dont l’enveloppe se chiffre à environ 49 millions de dollars.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames Messieurs

Je voudrais pour terminer souligner la coopération fructueuse qui existe entre le PNUD et les institutions nationales à en charge des questions de paix et de sécurité notamment la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix qui organise ce forum, la Commission Nationale de Collecte et de Contrôle des Armes Illicites, ainsi que le Secrétariat Exécutif de la Stratégie de Développement et de Sécurité dans les zones Sahélo-Sahariennes.

Ensemble, Nigériens, Nations Unies et Partenaires Techniques et Financiers, nous pouvons ouvrir de nouvelles perspectives à la génération actuelle et aux générations futures en répondant à leurs préoccupations et en faisant de leurs aspirations à la paix et à la prospérité une réalité.

Je vous souhaite plein succès dans vos travaux.

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