Message du Représentant résident du PNUD à l’occasion de la cérémonie de lancement officiel de l’initiative « Renforcement des capacités pour des investissements publics accrus dans la Réduction des Risques de Catastrophes et l’Adaptation au Changement Climatique »

18 nov. 2013

Monsieur le Conseiller Spécial de SE Monsieur le Premier Ministre ;
Mesdames et messieurs les Représentants des Ministères techniques ;
Monsieur le Représentant de l’Union européenne ;
Mesdames et messieurs les représentants des agences des Nations Unies et de l’UNISDR
Mesdames et Messieurs les participants,

Je suis très heureuse de participer à cette cérémonie de lancement officiel de l’initiative « Renforcement des capacités pour des investissements publics accrus dans la Réduction des Risques de Catastrophes et l’Adaptation au Changement Climatique ».

Je voudrais tout d’abord remercier le cabinet du Premier Ministre pour l’intérêt tout particulier qu’il a marqué pour ce projet tout au long de son développement. La présence de Monsieur le Conseiller Spécial de SEM le Premier Ministre à la cérémonie de ce matin en est l’illustration. Je salue aussi tous les participants à cet événement, en particulier ceux qui ont fait le déplacement à Niamey depuis le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Sierra Léone, la Tanzanie et le Togo. Ils ont bien compris l’importance de cet événement.

Mesdames et Messieurs,
La gestation du lancement en Afrique de l’initiative mondiale « Renforcement des capacités pour des investissements publics accrus dans la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation au changement climatique » a été longue, parfois difficile.

Ceci dit, le temps et les efforts consacrés à la préparation de cette rencontre seront, j’en suis convaincue, mis à profit pour en accélérer la mise en œuvre. L’atelier de Lancement en Afrique de l’initiative qui nous réunit ce matin procède, en tout cas, de cette nécessité.

Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles a augmenté et peu de régions du monde sont épargnées. De 2002 à 2011, il y a eu 4 130 catastrophes dues aux aléas naturels. Celles-ci ont provoqué la mort de 1 117 527 personnes et entraîné, au minimum, 1 195 milliards de dollars de pertes économiques.

Les modèles de développement non durables, la dégradation des écosystèmes, la pauvreté, les caprices du climat et les phénomènes météorologiques extrêmes se traduisent par une augmentation du risque de catastrophe – d’origine aussi bien naturelle qu’humaine – qui met en péril les vies humaines et les progrès réalisés en matière de développement. Pourtant, la réduction des risques de catastrophe est encore souvent perçue comme une priorité secondaire.

Les liens entre la gestion des risques de catastrophe, l’adaptation au changement climatique et le développement durable ont été largement démontrés, ainsi que l’importance de les intégrer pleinement aux mécanismes nationaux et internationaux de gestion des risques de catastrophe. Un effort d’harmonisation, d’intégration et d’inscription de la réduction des risques de catastrophe dans les politiques et les programmes de réduction de la pauvreté et de développement durable est requis à tous les niveaux.

La renforcement de la résilience et la réduction des risques de catastrophe sont de plus en plus considérés comme faisant partie intégrante d’un nouveau modèle de développement où le bien-être et l’équité sont des valeurs fondamentales et les populations et les ressources naturelles le pivot de la planification et de la prise de décision.

La réduction du risque de catastrophes passe par une comptabilisation plus précise et une analyse plus approfondie des pertes – humaines et matérielles – qui doit permettre de mieux définir et de mieux cibler les stratégies de prévention et de gestion du risque.
Mesdames et Messieurs ;
Face à la fréquence et aux conséquences dévastatrices des catastrophes d’origine naturelle, la communauté internationale s’est dotée du « Cadre d’action de Hyōgo 2005-2015 : pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes naturelles". Ce cadre d’action adopté lors de la Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes tenue à Kobe, dans la préfecture de Hyōgo au Japon, en janvier en 2005, a pour objectif de promouvoir la résilience par une réduction considérable des pertes dues aux catastrophes d'ici à 2015 - pertes en vies humaines mais également en capital social, économique et environnemental des collectivités et des pays.

Soucieuse de maintenir l’élan de la Conférence de Hyōgo, l’Assemblée générale des Nations Unies a demandé à l’UNISDR de faciliter le développement d’un cadre d’action post-2015 pour la réduction des risques de catastrophes.

Au Niger, la volonté de briser le cycle de la vulnérabilité des populations est énoncée dans le Programme de Renaissance du Président de la République et inscrite dans la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre. Aussi, la résilience figure en bonne place dans le cadre stratégique 2035 et le plan d’action 2011-2015 de l’initiative "3N" (les Nigériens Nourrissent les Nigériens). La prévention et la réduction des catastrophes sont donc clairement une priorité nationale.

Le pays dispose d’ailleurs d’un dispositif de prévention et de gestion des catastrophes approprié qui est appuyé par l’ensemble des bailleurs de fonds. Ce dispositif a été récemment élargi pour couvrir non plus seulement les crises alimentaires mais aussi les autres catastrophes naturelles comme les inondations récentes qui ont affecté environ 235 000 personnes au Niger. Plusieurs outils de préparation à la réponse aux urgences ont été élaborés, notamment des plans de contingence aux niveaux national et régional qui sont mis à jour annuellement.

Le PNUD se réjouit de cet engagement fort et continuera d’appuyer le Gouvernement et des communautés du Niger en matière de prévention et de réduction des catastrophes, en accompagnant le pays dans le développement d’un schéma d’intervention cohérent articulé sur les priorités nationales et les engagements pris au niveau international.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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