Discours de M. Fodé Ndiaye, Représentant Résident du PNUD à la 16ème Conférence et Exposition sur le Négoce et le Financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique (OILGASMINE)

19 nov. 2013

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales,

Chers collègues du Système des Nations Unies,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord remercier Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et le Gouvernement du Niger, de cette importante initiative qui démontre l’intérêt profond que le pays exprime à l’égard du secteur des industries extractives pour réussir la transformation structurelle de son économie. Ce forum de haut niveau qui réunit aujourd’hui la communauté des acteurs œuvrant dans les industries extractives souligne tout l’intérêt accordé par le Gouvernement au développement du partenariat et aux échanges de bonnes pratiques dans la gestion du secteur en relation avec le développement socioéconomique.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Permettez-moi d’évoquer les 3 points suivants dans mon intervention. Je voudrais tout d’abord parler des liens entre l’exploitation des ressources naturelles, la croissance économique et le développement humain dans les pays en développement, riches en ressources naturelles. J’évoquerai ensuite les contributions du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à la promotion de la bonne gouvernance dans la gestion des ressources liées aux industries extractives. Enfin, je me permettrai, au nom du PNUD, de formuler quelques propositions pour alimenter la réflexion et les échanges durant les travaux de ce forum.

En ce qui concerne le premier point, les liens entre l’exploitation des ressources naturelles, la croissance économique et le développement humain dans les pays en développement, riches en ressources naturelles, force est de constater que l’abondance des ressources naturelles dans les pays d’Afrique, censée être un déclencheur pour la création de richesses et la transformation structurelle des économies, s’est traduite de manière générale par une sous-valorisation de ce potentiel et des résultats limités en termes de réduction de la pauvreté et d’amélioration du bien-être des populations. Plusieurs facteurs expliquent le manque d’efficience des stratégies de développement des pays riches en ressources minières ou pétrolières, qui n’ont pas su intégrer avec succès les dimensions économique, sociale et culturelle pour susciter des transformations à travers un ensemble intégré et cohérent de programmes d’investissements productifs dans les secteurs à fort potentiel de valeur ajoutée.

Un des principaux défis est sans conteste la faiblesse du cadre légal et institutionnel, et l’insuffisance, voir l’inexistence, d’instruments juridiques susceptibles de faciliter l’opérationnalisation des programmes d’actions des stratégies et politiques, dans le secteur des industries extractives. Pourtant, ce secteur devient progressivement le principal pourvoyeur de ressources budgétaires de plusieurs Etats, souvent au détriment du secteur agricole.

Les soutiens techniques et financiers qu’apporte le PNUD, et c’est le deuxième point que je voudrais évoquer, visent précisément à aider le Niger à relever ce défi qui affecte l’efficience économique et sociale des secteurs liés aux industries extractives.

Ainsi, le PNUD au Niger a joué un rôle important dans la mise en place en 2010 d’un projet de renforcement des capacités en matière de négociation, gestion et régulation des contrats d’investissements et commerciaux en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles. Le projet a permis d’élaborer un projet de charte de bonne gouvernance en matière de gestion des ressources minières et pétrolières, qui est actuellement dans le circuit de relecture et de validation du Gouvernement. Cette Charte de bonne gouvernance, il faut le souligner, s’est largement inspirée de la Constitution de la 7ème République pour identifier les principes et les règles de conduite nécessaires à la gestion saine et rigoureuse des retombées du secteur minier et pétrolier en vue de contribuer à la justice sociale et à l’amélioration des conditions de vie des populations nigériennes.

Le Niger travaille depuis plusieurs décennies à l’exploitation de ses réserves minières. Ces efforts soutenus ont mis en évidence l’existence d’un potentiel important de ressources minières et pétrolières, dont l’exploitation avisée pourrait sans aucun doute impulser une nouvelle dynamique de développement socio-économique endogène.



Une plus grande contribution des secteurs minier et pétrolier aux recettes budgétaires de l’Etat serait de nature à faire de ces secteurs les principaux leviers du développement économique et social du pays. En renforçant le dispositif institutionnel et réglementaire, la Charte, quant à elle, permettra d’optimiser la gestion des ressources minières et pétrolières au profit de la réduction de la pauvreté dans le pays.



Depuis 2012, le PNUD a aussi mis à la disposition du Gouvernement, à travers les Ministères en charge des mines et du pétrole, une expertise de haut niveau pour contribuer à améliorer le fonctionnement du cadre légal et institutionnel et à mettre en œuvre des actions de renforcement des capacités internes des ministères concernés. Plus récemment, le PNUD a contribué à la promotion du dialogue dans le secteur à travers des initiatives d’information, de sensibilisation et de partage des connaissances sur la politique minière et pétrolière, dans le cadre de forums organisés par les ministères de tutelle.

J’en viens à mon troisième point qui vise à proposer des pistes de réflexion et à alimenter vos échanges. Permettez-moi, au nom du PNUD, de proposer les recommandations suivantes : (i) premièrement, au regard de la faiblesse des capacités institutionnelles de négociation des contrats d’investissement liés à l’exploitation des ressources naturelles, il serait souhaitable d’examiner les conditions de mise en place d’un programme de formation continue et de développement des ressources humaines dans le secteur en vue d’accroître les retombées économiques et sociales, (ii) deuxièmement, il faudrait identifier et analyser les opportunités de promouvoir la responsabilité sociétale d’entreprise des industries extractives et inviter le secteur privé à investir davantage dans la relance des économies locales des zones d’exploitation, (iii) troisièmement, il faudrait analyser les déterminants de l’équité sociale en faveur notamment des groupes les plus vulnérables en faisant en sorte qu’ils bénéficient également des retombées de l’exploitation des ressources naturelles par les industries extractives, (iv) quatrièmement, lorsque la Charte sera validée au plan national, il faudra évaluer toutes les actions nécessaires à sa mise en œuvre en vue d’assurer la bonne gouvernance dans la gestion et l’exploitation des ressources naturelles, (v) et enfin, cinquièmement, il faudrait analyser les conditions d’un climat propice au développement de partenariats public-privé au service du financement du secteur des industries extractives dans le contexte du Niger.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Chers participants,

Je forme le vœu qu’au terme de ce forum qui permettra de faire connaître le potentiel minier et pétrolier du Niger, les Ministères en charge des mines et du pétrole, et au-delà le Gouvernement et toute la Nation, disposent en retour, d’informations pertinentes, d’outils et de mécanismes pour l’amélioration des capacités de négociation des contrats miniers et pétroliers, ainsi que l’amélioration des stratégies d’investissements productifs dans le secteur des industries extractives, traduisant les préoccupations de tous les acteurs de la vie socioéconomique et capitalisant sur les partenariats au profit du Gouvernement nigérien.



Dans cette démarche, le PNUD ne ménagera aucun effort pour apporter aux autorités l’accompagnement nécessaire à la réalisation de leurs objectifs.



Je vous souhaite des échanges productifs et vous remercie de votre aimable attention.

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