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Des semences au marché, la transformation radicale de l’agriculture éthiopienne

Fermiers en Ethiopie
Les associations agricoles locales fournissent des semences de meilleure qualité, des engrais et des formations pour les agriculteurs. Photo: Agence de Transformation Agricole

Hurgessa Gutema est propriétaire d’une petite ferme à Wolisso en Éthiopie centrale. Chaque année, il voit ses récoltes augmenter grâce à des semences de meilleure qualité et des engrais provenant de l’association d'agriculteurs locale. « Nous récoltons jusqu’à 20 quintaux pour chaque demi-hectare cultivé » dit-il. « Avant on n’en récoltait que trois ou quatre. »

Depuis 2011, l’Éthiopie est engagée dans une véritable révolution agricole, avec l'appui du PNUD et divers partenaires. Une nouvelle organisation, l’Agence pour les Transformations Agricoles, introduit des méthodes de culture innovantes, améliore les techniques de marketing et bouleverse la façon dont 12,8 millions de petits producteurs agricoles gèrent leurs exploitations.

À retenir

  • Plus de 5 millions de fermiers ont accès à des semences améliorées
  • Les nouvelles méthodes de culture ont permis d’augmenter la production nationale de 44% dans certains cas
  • Démarré en 2011 avec l'appui du PNUD et partenaires, le projet passera le relai au gouvernement au bout de 15 ans

« Nous nous assurons de ce que les associations agricoles du pays aient le même fonctionnement que celui d’une entreprise, et non pas d’une simple organisation sociale » dit Khalid Bomba, directeur de la nouvelle agence. « À terme, il faut qu’elles soient financièrement viables ».

Les associations agricoles locales fournissent des semences de meilleure qualité, des engrais et des formations pour les agriculteurs. Elles aident également les petits producteurs à vendre leurs produits sur les marchés. 

L’Agence vise aussi à assurer la sécurité alimentaire sur le long terme.

« Nous devons considérer le système d’un point de vue global et travailler à renforcer nos partenariats avec le secteur agricole » dit encore Khalid Bomba.  L’agence a commencé son travail en 2011 avec le soutien du PNUD et d’un éventail de partenaires et envisage  de passer le relai au gouvernement d’ici quinze ans.

« Ce n’est que le début de l’aventure. Les transformations vont arriver petit à petit » dit Haddis Tadesse, directeur de la Fondation Gates dans le pays, l’un des soutiens de l’Agence. « Les premiers résultats semblent très prometteurs. »

La culture du Teff, une céréale utilisée dans la fabrication de l’injera, sorte de grande crêpe caractéristique de la cuisine éthiopienne, en est un bon exemple.

« Nous avons introduit de nouvelles pratiques qui réduisent les quantités de graines utilisées et permettent de faire pousser de nouvelles variétés » dit Khalid Bomba. « Cette méthode a permis d’accroître le rendement national de 44%. Nous avons commencé ce projet avec seulement 2 agriculteurs, nous atteignons maintenant 1,3 million d'entre eux ».

Une bonne collaboration

L’Agence soutient les efforts de coordination menés par le Ministère de l’Agriculture, en assurant la liaison avec les gouvernements donateurs travaillant dans des régions spécifiques, et les entreprises qui cherchent à investir dans le système agricole.

Les partenaires comprennent entre autres : la Fondation Bill and Melinda Gates, la Banque Mondiale, les Fondations Nike et Rockfeller, ONUSIDA, le Ministère canadien des Affaires étrangères , l’Institut Synergos, l’Institut Éthiopien pour les Recherches Agricoles, le PNUD et l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IIRPA).

Le gouvernement hôte gère ces coordinations de manières efficaces, c’est un principe fondamental du Partenariat mondial pour le développement qui aide les gouvernements, les entreprises et les organisations à œuvrer ensemble pour mettre fin à la pauvreté.

Des gains considérables  

Avec un taux moyen de croissance de 10%, et un taux de pauvreté passé de 40% à 29% en sept ans, de nombreux investisseurs s’intéressent désormais à l’Ethiopie.

Eugene Owusu, représentant résident pour le PNUD en Éthiopie, pense que l’Agence et le Ministère de l’Agriculture ont un rôle clé à jouer dans la stratégie de développement à long terme du pays.

« L’Éthiopie a pour objectif  une révolution industrielle axée sur l’agriculture » dit-il. « Nous exportons déjà des matières premières, mais le but est d’investir en mettant en place une infrastructure industrielle qui permettra de fabriquer des produits finis et ajoutera de la valeur aux exportations. »

En ce qui concerne Hurgessa Wolisso, il épargne pour l’avenir.

« Mon projet est de devenir négociant » dit-il. « Je fournirai toute une gamme de semences pour répondre à la demande du marché. »