Scène de marché à Fabidji (Boboye)

En temps normal, la cartographie des solutions du Laboratoire d’Accélération du PNUD Niger procède à travers l’immersion profonde dans la dynamique communautaire, l’identification des principaux utilisateurs, la conduite de travaux en collaboration avec eux et l’implication des solutions ascendantes pour l’élaboration de politiques.

Le COVID-19 et ses conséquences comme la restriction des déplacements à l’intérieur du pays ont amenés le Lab à changer de méthode de travail de manière à être plus stratégique afin d’atteindre les communautés locales. C’est dans cette optique que le Laboratoire d’Accélération du PNUD Niger a revu son approche de la cartographie des solutions locales, en mettant l’accent sur la recherche de solutions en ligne. Quels sont les défis liés à l’utilisation de l’outil digital ? Comment ont-ils été dépassé ?

Les entretiens téléphoniques/WhatsApp, les réunions virtuelles, la veille stratégique sur les réseaux sociaux et sur les médias locaux ont donc été privilégiés pour trouver des solutions et échanger avec des porteurs de solutions locales , ce qui a représenté des défis nouveaux en termes d’engagement et de continuité de communication. Dans ce contexte, l’Accelerator Lab a dû repenser et adapter la recherche de solutions locales, cherchant à dépasser les difficultés posées par la faible portée de l’outil numérique au Niger. Quatre (4) activités ont en particulier fait l’objet d’une nouvelle méthode de cartographie des solutions : la recherche de solutions digitales à la crise COVID 19 à travers la participation au « Coronahackathon » à 100% en ligne, la conception d’une plateforme de e-commerce agricole pour soutenir notamment les petits producteurs avec la Banque agricole du Niger (Bagri), la recherche d’une stratégie innovante pour engager des femmes leaders, souvent confrontées à des difficultés d’accès à l’outil digital, à s’exprimer sur la plateforme SparkBlue , la recherche des solutions locales innovantes comme par exemple le dispositif du lavage des mains automatiques et solaire et le séchoir solaire mis au point par un innovateur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.

D’abord, l’organisation du Coranahackathon 100% en ligne a pour objectif de mettre en œuvre des approches innovantes pouvant concourir à l’atténuation des impacts du COVID sur les populations rurales urbaines.

Ensuite, la conception d’une plateforme de e-commerce agricole va permettre de lutter contre la multiplication des interactions physiques dans le contexte COVID-19 tout en assurant le développement des activités commerciales du secteur agricole. Il constitue un moyen de centraliser les échanges agricoles au niveau national et de faciliter l’accès des producteurs aux marchés à des prix équilibrés pour sécuriser leur revenu.

Mieux, l’innovation de séchoir à énergie solaire identifiée à l’Université Abdou Moumouni de Niamey peut être utile dans la mise en œuvre du projet de la plateforme e-commerce avec la Banque Agricole du Niger (BAGRI) notamment dans sa phase de la cartographie des solutions innovantes pour la conservation des produits agricoles périssables. C’est une machine qui permet de sécher quatre produits (mangue, gombo, tomate et pomme de terre). La particularité de cette machine réside dans le fait qu’elle sèche les produits en une journée, contrairement aux autres qui le font en deux voire trois jours.

Enfin, nous avons pu engager quatre (4) femmes leaders nigériennes à la discussion en ligne sur la plateforme d’échange du PNUD SparkBlue intitulée « faire participer les femmes à la prise de décision économique et politiques après un conflit : leçon pour répondre au COVID-19 » malgré les défis de connexion d’internet, d’accès à l’outil digital qu’elles ne maitrisent pas. Nous avons joint ces femmes sur WhatsApp et nous avons fait le lien sur la plateforme. Mais, nous avons échoué à mettre au point un système qui permettent d’engager largement ces femmes sur la plateforme, en mettant en place des relais digitaux au sein des espaces ruraux. Un espoir est permis : les volontaires du numérique mis en place par ANSI pourraient peut-être par exemple dans le futur résoudre ce gap.

Nous avons eu plusieurs échanges avec l’équipe en charge de l’outreach et du suivi de la plateforme pour tenter de mettre en place un système qui permettrait, à plus grande échelle, de cibler, d’engager ces femmes, et surtout faire le lien entre elles et la plateforme. La maîtrise de l’outil digital a posé problème, nous n’avons pas réussi à trouver de relais capables à la fois d’atteindre les femmes leaders à grande échelle et de faire ce retour en ligne. Nous avons directement recueilli les témoignages via WhatsApp, Facebook, les emails ou les appels téléphoniques et gardé contact avec les contributrices pour les faire dialoguer sur la plateforme : sparkBlue :  https://www.sparkblue.org/wpsrecovery.

En outre, l’Université Abdou Moumouni de Niamey a conçu une machine autonome, automatique et solaire dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 au Niger. Ce dispositif de lavage automatique et solaire permet de se laver les mains sans avoir de contact avec le matériel, donc pas de risque de contamination avec le COVID-19. Ce dispositif de lavage des mains peut être déplacer à volonté (machine mobile), ainsi elle peut être installer à l’air libre ou une adduction d’eau pour éviter de la remplir régulièrement avec de l’eau.

Le 1er prototype est composé de deux robinets mais on peut l’adapter en augmentant le nombre de robinet qu’on souhaite. L’appareil est constitué de deux robinets, un robinet savon et un robinet eau avec des capteurs.

Le dispositif solaire de lavage des mains a une capacité de stockage d’énergie solaire de douze heures (12 h) de temps avec des batteries. Ce qui permet à l’appareil de fonctionné de jour comme de nuit, 24 /24

 

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