L’ambitieux plan stratégique « Niger 2.0. », porté depuis 2017 par l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI) voit la digitalisation comme un « super-fertilisant » du développement, selon le mot du directeur général de l’ANSI, le ministre Ibrahima Guimba Saidou. L’idée globale est simple : sans attendre d’atteindre un certain niveau de développement qui permettra de construire un écosystème numérique au niveau national, il faut exploiter dès maintenant les opportunités portées par les solutions digitales, qui peuvent contribuer efficacement à la résolution des problématiques de développement.

E-gouvernance, e-éducation, e-santé, e-agriculture, e-finance doivent donc aussi – et surtout – concerner les zones rurales enclavées : le programme de « Villages Intelligents », lancé symboliquement fin juin 2018 à Fachi, localité de 2 000 habitants au milieu du désert saharien, à mi-chemin entre Agadez et Bilma, a pour ambition d’élargir l’accessibilité des services de base aux populations.

La crise COVID-19 comme catalyseur de la prise de conscience des opportunités de la digitalisation

L’accessibilité de l’outil digital continue toutefois de faire face à de nombreux défis. S’il est en croissance (+8,5% sur le dernier trimestre 2019), le parc d’abonnés internet (GPRS, 3G, internet fixe) reste limité : selon les chiffres publiés par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP), environ 5,5 millions de personnes disposaient d’un abonnement internet en décembre 2019, soit 25,4% de la population nationale. L’internet mobile, GPRS et 3G, est le plus répandu, du fait du coût exorbitant de l’internet fixe, qui ne concerne que 1 500 abonnés sur l’ensemble du pays.

 

Deux facteurs entravent particulièrement la diffusion du matériel digital : le niveau élevé de pauvreté, avec 44,5% de la population en-dessous du seuil de pauvreté national (Banque mondiale, 2014) et un revenu national brut de 560 USD (Banque mondiale, 2019), et la faiblesse de l’alphabétisation digitale, même parmi les jeunes, empêchent le plus grand nombre de se procurer et d’utiliser ces outils.

Les mesures prises par le gouvernement nigérien pour lutter contre la propagation du COVID-19, limitant les déplacements et les interactions physiques, ont pourtant fait de l’outil digital un recours incontournable pour assurer la continuité de nombreuses activités. Des solutions, pour la plupart déjà existantes, ont été mises en avant par la population nigérienne, d’abord à Niamey, la capitale plus connectée, mais aussi au village.

Ce contexte de crise a permis de voir émerger des solutions locales permettant de contourner ou résoudre les défis structurels qui continuent d’entraver la généralisation de son accessibilité.

Nouvelles opportunités pour la promotion et le développement de la digitalisation au Niger, qui fait encore face à des défis structurels (réseau pas encore totalement développé : trouver les chiffres de la couverture réseau au Niger) et des défis liés à l’accessibilité (« alphabétisation numérique » ; possession d’un smartphone ; culture de l’oralité et manque d’accès aux ressources écrites) : répondre au COVID rend les outils digitaux encore plus nécessaires, force un peu l’intérêt que les populations peuvent avoir pour le digital (promotion)

-       Pari de l’ANSI : miser sur l’outil digital pour le progrès du développement au Niger

-       L’AccLab partage son expérience de travail en lien avec l’outil digital au Niger, pour en tirer des premières conclusions rapides :

Existence de ressources numériques au Niger : les orienter, les développer

L’expérience du Coronackathon : le succès de l’évènement a montré que la conception et le développement de solutions digitales agiles et efficaces est possible ici au Niger (citer les chiffres de la participation ; présenter les principales solutions dont la diversité et la pertinence). Malgré les défis (citer quelques défis) : il est tout de même possible d’obtenir au Niger des solutions digitales rapidement efficaces et cohérentes.

Opportunités portées par la digitalisation pour le développement

Exemple : e-plateforme producteurs

Difficultés/limites : accessibilité dans certaines communautés à réfléchir à comment amener l’outil digital aux communautés qui n’ont pas accès

La plateforme SparkBlue pour les femmes (difficultés/limites de l’outil digital : comment rendre l’outil accessible à certaines communautés ?) 

Icon of SDG 03

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Niger 
Aller à PNUD Global